Etienne de Vanssay

« La Fédération interprofessionnelle des métiers de l’environnement atmosphérique (Fimea) a vu le jour le 9 septembre 2009. Mais pourquoi créer une énième association de professionnels ? Il est vrai qu’il en existe déjà un grand nombre pouvant jouer un rôle soit comme syndicat : CICF ou Syntec pour les bureaux d’étude, CGPME ou Medef pour la défense de nos intérêts d’acteurs dans l’environnement, structures associatives professionnelles comme L’Ucie, qui a été un des tremplins de la Fimea ou l’Afite pour les personnes physiques… Mais aucune ne satisfaisait au besoin ressenti et exprimé par de nombreux professionnels d’une structure représentative de la transversalité de toutes les professions qui peuvent s’exercer dans le domaine de l’environnement atmosphérique. Aussi sa création s’est-elle imposée au fil du temps comme une évidence.

Les valeurs qui fondent la Fimea reposent sur l’indépendance, la transversalité, l’innovation, la transparence, l’éducation, la formation et la communication pour défendre, structurer et développer les métiers de la filière

L’indépendance s’entend à la fois envers les pouvoirs publics, les grands organismes syndicaux ou paritaires et les grands lobbies, mais ne doit pas se faire au détriment du développement de la Fimea et de la défense de ses intérêts : citons les problèmes de concurrence avec les services de l’Etat ou assimilé mais aussi et surtout les synergies qui peuvent se développer à l’export dans des partenariats entre les structures privées et publiques, ne serait-ce qu’au niveau Européen.

Nous sollicitons donc toutes les parties prenantes qui, si elles ne peuvent pas adhérer en tant qu’entreprises, pourront agir en intégrant le collège des membres associés ou celui des membres d’honneurs, qui disposent d’une tribune pour exprimer leur point de vue sur les sujets que nous travaillerons.

De même, nous avons ouvert notre association aux grandes entreprises internationales au travers entre autre de notre positionnement sur pacte PME, car elles apportent des compléments structurants aux PME en termes de crédibilité et de puissance de portée pour nos messages. Toutefois, dans un souci de dynamisme, d’indépendance et de représentativité de l’ensemble des PME, nous avons décidé de réserver sa présidence aux structures répondant à la définition européenne des PME/PMI.

Parce que la Fimea se doit d’être une structure représentative de la transversalité intrinsèque de nos métiers, elle n’a pas vocation à remplacer ou doubler des organismes déjà existants : nous recherchons des partenariats croisés avec ces organismes ainsi qu’avec des associations plus thématiques (AFPCN, Ucie, Samu de l’Environnement, IFETS) ou susceptibles d’apporter de la richesse à nos métiers et contribuer à élargir le champ des possibles.

L’innovation, moteur incontournable du dynamisme de la filière, est abordée par l’intégration des réseaux de feue l’association Ecrin que nous associons à notre projet. L’objet étant de conserver son esprit pour faciliter le rapprochement des laboratoires de recherche avec des PME capable de valoriser les innovations. Pour animé cette thématique nous avons créé un conseil scientifique composé entre autre de membres d’honneurs issus du milieu universitaire, d’acteurs publics et privés de la recherche et de personnalités ayant joué un rôle moteur dans le domaine.

Le développement international reste un moteur de croissance fabuleux et c’est pourquoi nous nous sommes rapproché du Pexe (Plan Export des Eco entreprise) ou la Fimea joue le rôle de tête de réseaux sur la thématique de l’air.

Avec la création de la Fimea s’est ouvert un vaste chantier de structurations et de valorisations de nos métiers dans une filière en pleine maturation. Notre volonté est que toutes les énergies qui veulent s’exprimer puissent le faire efficacement dans un espace collaboratif ou chacun trouvera, à hauteur de son implication, satisfaction dans les projets que nous développons ».

Etienne de Vanssay

Président de la FIMEA